Eco & Finance

Moins d’exportations brutes, plus de valeur ajoutée

Le Togo veut faire du sésame un véritable moteur économique. La filière ambitionne de porter sa production à plus de 100 000 tonnes par an, contre environ 36 000 aujourd’hui, et surtout de transformer davantage sur place.

Yawo Anika-Maty © republicoftogo.com

Le Togo veut faire du sésame un véritable moteur économique. La filière ambitionne de porter sa production à plus de 100 000 tonnes par an, contre environ 36 000 aujourd’hui, et surtout de transformer davantage sur place.

Aujourd’hui, l’essentiel du sésame local part à l’état brut vers la Chine, l’Inde, Taïwan ou le Vietnam. Le pays ne transforme qu’entre 2 000 et 3 000 tonnes par an. 

L’objectif est de multiplier ce volume par dix, voire davantage, pour atteindre 30 000 à 100 000 tonnes, avec plus de 300 transformateurs, contre une trentaine actuellement.

Pour le Conseil interprofessionnel de la filière sésame (CIF-Sésame), l’enjeu est de capter davantage de valeur ajoutée au Togo plutôt que de la laisser partir à l’étranger.

Cette espoir passe aussi par un meilleur encadrement du secteur.

Le CIF-Sésame veut renforcer les contrôles de qualité, mieux encadrer la fixation des prix et clarifier les rôles de chacun. « Nous allons clarifier les responsabilités des producteurs, acheteurs, exportateurs et transformateurs afin de limiter les conflits et les chevauchements de compétences », explique Yawo Anika-Maty, président du conseil d’administration.

L’interprofession regroupe plus de 1 250 producteurs, 301 acheteurs, 132 exportateurs et une trentaine de transformateurs.

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