Eco & Finance

PPP : accélérer les investissements sans alourdir les risques

Une conférence sur les contrats de partenariat public-privé (PPP) aura lieu le 3 septembre à Lomé. Elle est organisée par le ministère de la promotion de l’investissement et bénéficie de l’appui du Club PPP MedAfrique (France). 

Marc Teyssier d’Orfeuil © FR

Une conférence sur les contrats de partenariat public-privé (PPP) aura lieu le 3 septembre à Lomé. Elle est organisée par le ministère de la promotion de l’investissement et bénéficie de l’appui du Club PPP MedAfrique (France). 

Le Club a pour objectif de promouvoir les PPP dans les pays d’Afrique francophone et du pourtour de la Méditerranée et de favoriser les échanges interrégionaux pour développer les infrastructures publiques en PPP, est-il indiqué sur le site ‘ComPublics’, une agence de communication et de lobbying dirigée par  Marc Teyssier d’Orfeuil.

Le Togo est déjà engagé sur des formule de PPP dans différents projets : centrales d’hermines, plateforme industrielle d’Adétikopé; centrale solaire …

Les PPP sont des contrats de long terme dans lesquels une administration publique confie à une entreprise privée tout ou partie de la conception, du financement, de la construction, de l’exploitation ou de la maintenance d’une infrastructure ou d’un service public.

Leur principal avantage est de permettre à l’État ou à une collectivité de réaliser plus rapidement des projets importants, routes, hôpitaux, ports, centrales électriques, réseaux d’eau, sans devoir financer immédiatement la totalité de l’investissement. Ils peuvent aussi apporter l’expertise technique du secteur privé, une meilleure maîtrise des délais, davantage d’innovation et une répartition des risques entre partenaires.

Autre intérêt : lorsque le contrat est bien conçu, le partenaire privé peut être rémunéré en fonction de la performance et de la qualité du service, ce qui crée une incitation à entretenir correctement l’infrastructure sur toute la durée du contrat.

Mais les PPP présentent aussi des risques importants. Ils peuvent coûter plus cher à long terme qu’un financement public classique, notamment parce que le secteur privé emprunte généralement à des taux plus élevés et recherche une rentabilité. Les contrats sont souvent complexes, parfois conclus pour 20 ou 30 ans, ce qui peut réduire la marge de manœuvre des futurs gouvernements.

Il existe également un risque de mauvaise répartition des risques : si les bénéfices restent privés mais que l’État doit intervenir lorsque le projet rencontre des difficultés, le contribuable supporte finalement une grande partie du risque. Des prévisions trop optimistes sur le trafic, les recettes ou la fréquentation peuvent aussi entraîner des renégociations coûteuses.

Enfin, les PPP exigent une forte capacité de l’administration en matière de négociation, de contrôle et de transparence. Sans cela, ils peuvent favoriser des contrats déséquilibrés, un manque de concurrence ou des engagements financiers difficiles à mesurer.

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