Eco & Finance

Secteur minier : peut faire mieux

Le secteur minier est sous surveillance renforcée. Après une baisse de 6 % des recettes en 2025, un recul d'autant plus préoccupant qu'il succède à une croissance déjà anémique de 1 % en 2024, le gouvernement a décidé de serrer la vis.

Entre potentiel sous-exploité et recettes qui s'effritent © republicoftogo.com

Le secteur minier est sous surveillance renforcée. Après une baisse de 6 % des recettes en 2025, un recul d'autant plus préoccupant qu'il succède à une croissance déjà anémique de 1 % en 2024, le gouvernement a décidé de serrer la vis.

Les services techniques du ministère des Mines prévoient de porter le nombre de sociétés inspectées à 52 cette année, contre 19 seulement lors des deux exercices précédents. La région Maritime concentrera l'essentiel de l'effort avec 33 entreprises ciblées, suivie de la Kara, au nord, avec 6. Ces contrôles portent sur l'ensemble de la chaîne : production, chiffre d'affaires, hygiène, sécurité et respect de l'environnement.

L'ambition est de générer un bond de 11 % des recettes d'ici la fin de l'année. Un objectif qui suppose que les inspections débouchent sur de réelles mises en conformité, et non sur de simples constats sans suite.

Car le potentiel du sous-sol togolais n'est pas en cause. 

Selon le dernier rapport de l'ITIE, le pays a extrait en 2023 plus de 2,9 millions de tonnes de calcaire et 1,5 million de tonnes de phosphate, pour des revenus de 119,4 milliards de Fcfa. Mais entre les ressources disponibles et les recettes effectivement collectées, le fossé reste trop large.

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