Environnement

Accord BBNJ : Lomé prépare sa ratification

Le Togo se prépare à la ratification prochaine de l’Accord relatif à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (Accord BBNJ), plus de trois ans après l’avoir signé.

Stanislas Baba © republicoftogo.com

Le Togo se prépare à la ratification prochaine de l’Accord relatif à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (Accord BBNJ), plus de trois ans après l’avoir signé.

Dirigé par le ministre-conseiller Stanislas Baba, le Haut Conseil pour la mer (HCM) annonce jeudi qu’il s’agira pour le pays de manifester la place qu’il accorde à la mer dans la transformation économique, la sécurité, la coopération internationale et le développement durable du pays.

« Le Togo poursuit la consolidation d'une gouvernance maritime intégrée, cohérente et ambitieuse, avec pour objectif de faire de l'économie bleue durable, inclusive et résiliente un levier de création de richesses, d'emplois, d'innovation et de prospérité partagée’, a déclaré M. Baba.

L’Accord BBNJ repose sur quatre piliers majeurs, notamment les ressources génétiques marines et le partage des avantages, les outils de gestion par zone (dont les aires marines protégées), les études d’impact environnemental, ainsi que le renforcement des capacités et le transfert des technologies marines.

Cet accord, qui s’inscrit dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, constitue une avancée majeure de la gouvernance internationale des océans. Son entrée en vigueur le 17 janvier 2026 ouvre une nouvelle étape, celle de son opérationnalisation et de la préparation des États à participer efficacement aux mécanismes qu'il institue.

En raison donc de tous les enjeux de la mise en œuvre de cet accord pour le Togo, le pays entend y aller avec méthode.

Pour le HCM, un principe doit guider la démarche : les engagements internationaux doivent se traduire par un renforcement concret des capacités nationales, et ces capacités doivent permettre au Togo de mieux défendre ses intérêts et de contribuer utilement aux décisions internationales relatives aux océans.

‘Le processus national de ratification ne saurait être réduit à une formalité juridique. Il constitue une démarche stratégique qui exige anticipation, coordination institutionnelle, mobilisation des compétences et préparation méthodique de nos capacités nationales’, a souligné M. Baba.

Selon lui, cet objectif nécessite de construire une compréhension commune permettant d'identifier les responsabilités institutionnelles, d'évaluer les besoins juridiques, scientifiques, techniques et financiers, et de préciser les mécanismes de coordination nécessaires.

C’est l'objet des assises nationales qui ont débuté jeudi à Lomé, regroupant les administrations publiques et les services techniques impliqués dans le sujet.

Ce rendez-vous se veut capital pour le Togo en prélude à la première Conférence des Parties (COP1) de l'Accord BBNJ, programmée du 11 au 22 janvier 2027.

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