Environnement

Un pari stratégique pour le transport durable

La transition vers une mobilité plus respectueuse de l’environnement n’est plus une option.

Motos électriques fournies à titre expérimental © republicoftogo.com

La transition vers une mobilité plus respectueuse de l’environnement n’est plus une option.

Elle devient une nécessité, au Togo comme partout ailleurs. Le lancement à Lomé de la phase pilote du projet de soutien à la mobilité électrique marque, à ce titre, une étape importante dans la réflexion nationale sur les transports durables.

Portée par le Programme des Nations unies pour l'environnement, cette initiative expérimentale repose sur la mise en circulation d’une dizaine de motos électriques au sein de l’administration publique.

L’objectif est de montrer par l’exemple que des alternatives propres aux motos thermiques sont possibles, fonctionnelles et adaptées au contexte local.

Dans un pays où les deux-roues constituent l’essentiel des moyens de déplacement urbain, agir sur ce segment est stratégique.

Les conducteurs des motos électriques engagées dans la phase pilote seront suivis de près, notamment sur les questions de recharge et de maintenance. Le projet prévoit un accompagnement technique afin de documenter les usages réels, les contraintes et les avantages de ce mode de transport.

Au-delà de l’aspect technique, cette expérimentation vise surtout un changement de comportement.

En intégrant les motos électriques dans le quotidien des agents publics, les autorités espèrent enclencher un nouveau regard sur la mobilité écologique, susceptible d’influencer progressivement l’ensemble de la population.

Financé à hauteur de 461 830 dollars par le Fonds pour l'environnement mondial, le projet s’inscrit dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre.

Les inventaires nationaux sur les changements climatiques montrent en effet que le transport routier est l’un des principaux secteurs émetteurs, notamment à cause de l’usage massif des motos à carburant fossile.

Réduire les émissions liées aux deux-roues représente donc un levier efficace pour améliorer le bilan carbone du secteur des transports.

La moto électrique, silencieuse et sans émissions directes, apparaît comme une solution réaliste dans les zones urbaines comme Lomé, où les distances sont relativement courtes et les besoins de mobilité élevés.

À l’issue de cette phase pilote, les données collectées permettront aux autorités togolaises de décider des orientations futures.

Il s’agira notamment d’évaluer la possibilité d’étendre l’usage des motos ou véhicules électriques dans l’administration publique, puis à plus grande échelle.

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