Le message était attendu. Il a été délivré avec franchise et solennité. En recevant mercredi une trentaine d'auditeurs de justice fraîchement diplômés du Centre de formation des professions de justice (CFPJ), le président de la Cour suprême, Abdoulaye Yaya, n'a pas choisi la voie des discours convenus.
Le message était attendu. Il a été délivré avec franchise et solennité. En recevant mercredi une trentaine d'auditeurs de justice fraîchement diplômés du Centre de formation des professions de justice (CFPJ), le président de la Cour suprême, Abdoulaye Yaya, n'a pas choisi la voie des discours convenus.
Il a préféré celle de la vérité.
Face à ces jeunes professionnels qui s'apprêtent à endosser la robe pour la première fois, le magistrat hors hiérarchie a été direct : "On ne rentre pas en justice pour s'enrichir." Une mise en garde sans ambiguïté contre la cupidité, assortie d'un conseil pratique : ne jamais se comparer aux autres corps de métier ni regarder au-delà de sa rémunération. "Contentez-vous-en", a-t-il tranché.
Pour Abdoulaye Yaya, la magistrature est un sacerdoce. "La justice n'est pas la voie légale de la marchandisation de la vérité. Vous aurez la conscience tranquille », voilà la richesse inestimable qu'il promet à ceux qui exercent leur métier avec intégrité.
Garants de la quiétude sociale, les magistrats ont une mission simple mais exigeante : que le justiciable "se sente en sécurité" lorsqu'il se présente devant eux.
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