Politique

Enlevez mon nom !

Il y a des promotions dont on se passerait bien. La députée de l’opposition Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson a appris sur les réseaux sociaux qu’elle venait d’être élue deuxième vice-présidente du Caucus des femmes parlementaires du Togo.

Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson © republicoftogo.com

Il y a des promotions dont on se passerait bien. La députée de l’opposition Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson a appris sur les réseaux sociaux qu’elle venait d’être élue deuxième vice-présidente du Caucus des femmes parlementaires du Togo.

Un poste pour lequel elle n’avait ni candidaté, ni assisté à la moindre réunion, ni même été consultée.

Une élection éclair, sans candidate et sans consentement : le procédé a de quoi surprendre, surtout de la part d’une instance censée promouvoir le dialogue et la participation des femmes à la vie démocratique.

La principale intéressée, elle, n’a pas goûté la surprise. Dans une déclaration publiée samedi, la députée de la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP) dénonce « avec la plus grande fermeté » une méthode qui traduit, selon elle, « un mépris inacceptable de ma personne et de ma liberté de décision ».

Pas question pour elle de servir de caution à une structure qu’elle juge trop discrète face aux atteintes aux droits et aux libertés des femmes. Elle exige le retrait immédiat de son nom du bureau et la correction de toute communication officielle la présentant comme membre.

Créé en 2011 avec l’appui du PNUD, le Caucus des femmes parlementaires se veut un espace de dialogue et de plaidoyer au-delà des clivages politiques.

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