Jean Kissi, ancien cadre du Comité d'action pour le renouveau (CAR), a lancé lundi un appel à une profonde remise en question au sein de l'opposition togolaise. Sa conclusion est sans détour : l'opposition doit changer de logiciel si elle veut un jour peser réellement dans le jeu politique.
Pour Kissi, l'idée de chasser totalement ceux qui sont au pouvoir pour s'y installer à leur place est une impasse. « Si nous considérons que nous devons renverser totalement ceux qui sont actuellement là pour que nous nous installions, nous avons raté. Non seulement nous aurons des difficultés à manager, mais nous risquons même d'être dégagés trois mois seulement après », a-t-il averti.
Sa proposition : apprendre d'abord à collaborer avec le pouvoir en place, sur la base de conditions définies par les deux parties — dont une amnistie générale. Un compromis nécessaire, mais qui suppose une opposition unie et crédible.
Et c'est là que le bât blesse. Kissi reconnaît que l'opposition n'est pas en position de force pour imposer ses conditions. « Le pouvoir se demande avec qui il va discuter, vu que face à lui il ne retrouve que des trucs bringuebalants », a-t-il lâché.
Son diagnostic est lucide : avant de prétendre à l'alternance, l'opposition doit d'abord construire une dynamique unitaire crédible. Sans cela, tout appel au dialogue restera lettre morte.
Pour que ce site Web fonctionne correctement et pour améliorer votre expérience d'utilisateur, nous utilisons des cookies. Retrouvez plus d'informations dans notre Gestion des cookies.
Les cookies nécessaires activent les fonctionnalités de base. Le site Web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies et ne peut être désactivé qu'en modifiant les préférences de votre navigateur.