Politique

L'ADDI peine à convaincre

À l'occasion de la Journée mondiale de la démocratie, célébrée hier, l'opposition a dressé un bilan critique de la situation démocratique dans le pays.

La critique est facile, mais l'art est difficile © republicoftogo.com

À l'occasion de la Journée mondiale de la démocratie, célébrée hier, l'opposition a dressé un bilan critique de la situation démocratique dans le pays.

Pour l'Alliance des démocrates pour un développement intégral (ADDI), le Togo reste encore loin des standards d'une véritable démocratie.

Selon François Kampatibe, porte-parole de cette formation, le combat engagé depuis plus de trois décennies n'a pas encore produit les résultats escomptés, pointant notamment le fonctionnement des institutions, dont l'Assemblée nationale et le Sénat. Le responsable de l'ADDI met également en cause le processus électoral, qu'il considère comme l'un des fondements de tout système véritablement démocratique.

Reste que, comme pour les autres formations de l'opposition, la critique est facile, mais l'art est difficile. Car au-delà du constat, souvent répété d'une année sur l'autre, la question qui demeure sans réponse claire est celle des solutions concrètes que l'ADDI entend proposer pour faire évoluer ce qu'elle dénonce. 

Dresser un diagnostic sévère du fonctionnement des institutions est une chose ; élaborer une stratégie crédible pour transformer ce rapport de force en est une autre, et c'est précisément sur ce second terrain que l'opposition togolaise peine, année après année, à convaincre au-delà de son propre camp.

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