Jean Yaovi Degli, président du mouvement « Bâtir le Togo » (opposition), vit décidément dans un film d'espionnage. Selon ses déclarations, un drone aurait survolé sa résidence de Kpalimé en novembre dernier pour y déverser une mystérieuse poudre blanche sur ses bacs à poissons et ses plantations.
Jean Yaovi Degli, président du mouvement « Bâtir le Togo » (opposition), vit décidément dans un film d'espionnage. Selon ses déclarations, un drone aurait survolé sa résidence de Kpalimé en novembre dernier pour y déverser une mystérieuse poudre blanche sur ses bacs à poissons et ses plantations.
Résultat : plus de 1 300 poissons auraient rendu l'âme dans les jours suivants.
Reconnaissons-le : si l'histoire est vraie, l'imagination de ses adversaires présumés mérite d'être saluée. Exit les méthodes traditionnelle, intimidation, menaces téléphoniques, crevaisons de pneus. On est passé au drone-empoisonneur. La modernité, décidément, touche tous les secteurs, y compris celui des opposants.
Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Sept mois après les faits, non seulement aucune enquête n'aurait été menée, mais les échantillons de poissons et de produits contaminés prélevés à deux reprises pour analyse auraient... disparu. Volatilisés. Évaporés. On cherche encore.
Des poissons morts, des preuves disparues et des auteurs présumés qui circuleraient librement : voilà un dossier judiciaire qui s'annonce aussi limpide que les eaux d'un bac à poissons après le passage d'un drone.
Me Degli réclame justice. Ce n'est pas trop demander. Même pour les poissons.
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