Politique

Le Togo défile et s'affirme

Place des Fêtes à Lomé, le défilé du 27 avril a offert bien plus qu'un spectacle militaire. Il a dit quelque chose d'essentiel sur ce que le Togo est devenu.

Une leçon de stabilité © republicoftogo.com

Il y a des matins où un pays se regarde dans le miroir et aime ce qu'il voit.

Ce lundi à Lomé, la Place des Fêtes était ce miroir. Et le Togo, pour ses 66 ans, s'y est montré debout, organisé, fier, et résolument tourné vers l'avenir.

Le président du Conseil Faure Gnassingbé a présidé le défilé militaire et civil marquant le 66e anniversaire de l'accession du Togo à la souveraineté internationale. 

Devant lui, des milliers de soldats, de gendarmes, de policiers, de paramilitaires et de civils ont paradé dans un ordre impeccable, sous le regard d'une foule nombreuse et enthousiaste venue saluer ceux qui veillent sur la nation.

Dans un contexte sécuritaire régional particulièrement préoccupant, le défilé du 27 avril avait cette année une résonance particulière. Ce n'était pas seulement une parade. C'était un message.

Un message adressé d'abord aux Togolais eux-mêmes : vos forces armées sont là, elles montent en puissance, elles sont prêtes. Un message adressé ensuite à la sous-région : le Togo n'est pas une proie facile. Et un message adressé enfin au monde : cette nation-là tient ses frontières, protège ses citoyens et assume sa souveraineté.

Les colonnes de soldats qui ont défilé ce matin n'étaient pas seulement des hommes et des femmes en uniforme. Ils étaient la manifestation vivante d'une volonté politique : celle de construire une armée moderne, professionnelle et capable de répondre aux défis sécuritaires d'un Sahel qui brûle à ses portes.

Le chef regarde passer ses soldats

Faure Gnassingbé, Chef suprême des armées, a regardé défiler ses soldats avec cette attention particulière de celui qui sait ce que chaque uniforme représente, des mois d'entraînement, des nuits de veille, des sacrifices silencieux au service d'une nation qui ne les voit pas toujours.

Il y avait dans ce défilé quelque chose qui dépasse la cérémonie. Une continuité. Une transmission. Celle d'une République qui, malgré les vents contraires, malgré les crises régionales, malgré les défis climatiques et économiques, continue d’avancer, pas avec fracas, mais avec méthode.

Car le défilé du 27 avril ne se résume pas aux seuls militaires. Les contingents civils,  associations, jeunesse, corps constitués, ont eux aussi foulé la Place des Fêtes, rappelant que la souveraineté d'un peuple ne se défend pas seulement avec des armes. Elle se construit aussi dans les champs, dans les salles de classe, dans les hôpitaux, dans les ateliers et dans les marchés.

Le Togo de 2026, c'est cela : un pays qui a compris que la sécurité et le développement ne sont pas deux chemins parallèles, mais un seul et même chemin que l'on arpente ensemble, en rangs serrés.

Soixante-six ans. Ce n'est pas la jeunesse insouciante des premières indépendances, ni la maturité fatiguée de certains voisins. C'est l'âge de la lucidité et de l'ambition réunies. L'âge où l'on sait d'où l'on vient, où l'on mesure le chemin parcouru, et où l'on décide, les yeux grands ouverts, de continuer à marcher.

Le défilé s'est achevé. Les soldats ont regagné leurs casernes. La foule a commencé à se disperser. Mais quelque chose restait dans l'air de Lomé ce lundi matin,  quelque chose qui ressemble à de la fierté. Et peut-être, aussi, à de l'espoir.

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