Après l'appel du président du conseil Faure Gnassingbé à une opposition constructive, le Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) a présenté lundi ses exigences pour y parvenir.
Après l'appel du président du conseil Faure Gnassingbé à une opposition constructive, le Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) a présenté lundi ses exigences pour y parvenir.
Dans son adresse à la nation de fin d'année, Faure Gnassingbé avait appelé de ses vœux l'émergence d'une nouvelle culture politique basée sur le respect, la critique des idées plutôt que des personnes, et un débat apaisé. Reconnaissant l'opposition comme "une composante essentielle de la République", il avait souligné son rôle de questionnement et de proposition dans le cadre d'une critique constructive.
Jonas Siliadin, président du MPDD, une formation d'opposition de taille modeste, a saisi l'occasion pour présenter ce qu'il considère comme les conditions préalables à cette opposition constructive souhaitée par le chef de l'État.
Première exigence : la réforme du cadre électoral. Le MPDD demande la révision du code électoral, de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et des modalités d'organisation et de contrôle des scrutins pour en garantir la transparence.
Deuxième point : l'adaptation de la charte des partis politiques aux réalités actuelles, afin d'assurer des moyens équitables à toutes les formations politiques, quelle que soit leur taille.
Enfin, le parti réclame des garanties contre les poursuites politiques ou judiciaires visant les auteurs de critiques constructives.
"Mes mains sont prêtes à applaudir"
"Ces démarches sont importantes, car à chaque fois que le président du Conseil dira quelque chose d'excellent, de bien, de fort, je l'accepterai. J'ai déjà préparé mes mains pour applaudir si les actes suivent", a déclaré M. Siliadin, adoptant un ton à la fois ouvert et conditionnel.
Le président du MPDD insiste particulièrement sur la réforme électorale, estimant qu'elle seule peut éviter de créer "une asymétrie structurelle" et un "statut d'opposition à vie" pour certaines formations. "On ne peut pas maintenir un cadre qui maintient de facto une partie de la classe politique dans l'opposition", a-t-il souligné.
Si le MPDD se positionne comme un interlocuteur du pouvoir, il convient de noter que cette formation reste l'une des nombreuses voix de l'opposition togolaise, dont l'influence et la représentativité restent à démontrer dans le paysage politique.
L’accueil réservé à ces propositions par les autorités et leur écho auprès de l'opinion publique diront si ce positionnement trouve un écho au-delà des déclarations de principe.
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