Politique

Un hommage qui résonne avec les défis sécuritaires actuels

Le Togo honore ce mercredi ses Forces armées (FAT) à l'occasion du 40ᵉ anniversaire de l'attaque terroriste qui a frappé le pays en 1986. Cet hommage annuel vise à rappeler la bravoure des FAT et la résistance de la population face à cette tentative de déstabilisation.

Ne céder aucune portion du territoire © republicoftogo.com

Le Togo honore ce mercredi ses Forces armées (FAT) à l'occasion du 40ᵉ anniversaire de l'attaque terroriste qui a frappé le pays en 1986. Cet hommage annuel vise à rappeler la bravoure des FAT et la résistance de la population face à cette tentative de déstabilisation.

Dans la nuit du 23 au 24 septembre 1986, un commando lourdement armé, venu du Ghana, s'infiltre à Lomé avec un objectif unique : éliminer le président de l'époque, le général Gnassingbé Eyadéma. 

Plusieurs points stratégiques de la capitale sont visés, notamment le camp Général Améyi, alors appelé camp RIT, où réside le chef de l'État. Face à cette incursion, la riposte des FAT, appuyée par une population déterminée à défendre son pays, permet de neutraliser les assaillants. 

Le bilan reste toutefois lourd : plusieurs dizaines de morts, parmi les militaires, les assaillants et les civils, dont une vingtaine selon les bilans hospitaliers de l'époque. Dans les jours qui suivent, la France, liée au Togo par un accord de défense, envoie des renforts militaires pour sécuriser Lomé.

Quarante ans après cet épisode tragique, la mémoire collective reste vivace. 

Chaque année, la commémoration mêle recueillement et hommages militaires.

Une menace qui a changé de visage, mais pas d'objectif

Ce qui frappe aujourd'hui, c'est la résonance particulière de cette commémoration avec l'actualité sécuritaire du pays. 

Le Togo fait désormais face à de nouvelles incursions terroristes, cette fois dans le nord, dans la région des Savanes. Les autorités y ont déployé une stratégie de riposte militaire, tandis que le Comité interministériel de prévention et de lutte contre l'extrémisme violent (CIPLEV) travaille à renforcer la résilience face à cette menace d'un genre différent, mais tout aussi déterminée à fragiliser l'unité du pays.

Le parallèle établi par les autorités n'est pas anodin. Tout comme en 1986, la collaboration entre population civile et forces de sécurité est présentée comme un facteur déterminant dans la lutte contre ces nouveaux groupes extrémistes. 

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