Le retour de bâton n'a pas tardé. Cinq jours après son limogeage par le président Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko a été élu mardi président de l'Assemblée nationale avec 132 voix, une contre-attaque politique aussi spectaculaire qu'inattendue.
Le retour de bâton n'a pas tardé. Cinq jours après son limogeage par le président Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko a été élu mardi président de l'Assemblée nationale avec 132 voix, une contre-attaque politique aussi spectaculaire qu'inattendue.
Les députés du parti Pastef, qui domine largement le parlement, ont d'abord rétabli Sonko dans ses fonctions de parlementaire avant de l'élire à la tête de l'institution. Un camouflet retentissant pour le chef de l'État, qui pensait avoir mis fin à la rivalité en dissolvant le gouvernement vendredi dernier.
Désormais installé à la présidence de l'Assemblée, Sonko dispose d'une tribune institutionnelle de premier plan pour défier Faye, et compliquer considérablement la gouvernance du pays à un moment particulièrement délicat.
Car l'enjeu dépasse le simple règlement de comptes politique. Le Sénégal est en pleine crise de la dette, après la découverte de milliards de francs non déclarés. Le FMI a gelé son programme de prêt, et les négociations pour le reprendre doivent s'ouvrir début juin. Avoir un exécutif et un législatif en guerre ouverte n'est pas exactement le signal de stabilité qu'attendent les créanciers.
L'opposition a dénoncé « un jour noir pour l'Assemblée nationale ». Mais pour Sonko, c'est peut-être le premier jour de sa prochaine campagne présidentielle.
Pour que ce site Web fonctionne correctement et pour améliorer votre expérience d'utilisateur, nous utilisons des cookies. Retrouvez plus d'informations dans notre Gestion des cookies.
Les cookies nécessaires activent les fonctionnalités de base. Le site Web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies et ne peut être désactivé qu'en modifiant les préférences de votre navigateur.