Santé

Lomé aligne sa stratégie vaccinale sur Gavi 6.0

Le Togo prépare son prochain cycle de coopération avec Gavi, l'Alliance du vaccin, pour la période 2026-2030. Une mission d'échanges avec les acteurs nationaux a permis d'identifier les principaux besoins du pays et les domaines à renforcer.

Anticiper le prochain cycle de vaccination © republicoftogo.com

Le Togo prépare son prochain cycle de coopération avec Gavi, l'Alliance du vaccin, pour la période 2026-2030. Une mission d'échanges avec les acteurs nationaux a permis d'identifier les principaux besoins du pays et les domaines à renforcer.

Les discussions, ouvertes mercredi, portent notamment sur la disponibilité des vaccins, la chaîne du froid, la qualité des données, les compétences des agents de santé et l'accès des populations aux services de vaccination. 

L'objectif est d'améliorer la qualité et la continuité de l'offre vaccinale, tout en adaptant le futur appui de Gavi aux réalités du système de santé. Les conclusions de cette phase préparatoire serviront à définir les priorités d'intervention et les prochaines étapes de la coopération.

Cette initiative s'inscrit dans le cadre de Gavi 6.0, la stratégie de l'Alliance pour les quatre prochaines années.

Gavi est né d'un constat simple mais alarmant : les enfants les plus pauvres du monde étaient privés de vaccins vitaux, uniquement en raison de leur coût. L'Alliance rassemble depuis lors quatre partenaires fondateurs — l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'UNICEF, la Banque mondiale et la Fondation Bill & Melinda Gates — auxquels s'ajoutent gouvernements donateurs et bénéficiaires, industrie pharmaceutique, agences techniques et société civile. 

Depuis sa création, Gavi revendique avoir contribué à vacciner plus de 1,2 milliard d'enfants et à éviter plus de 20,6 millions de décès futurs, participant ainsi à diviser par deux la mortalité infantile dans 78 pays à revenu faible ou intermédiaire. 

Au-delà de la vaccination de routine, l'Alliance finance également des stocks mondiaux de vaccins contre Ebola, le choléra, la méningite et la fièvre jaune, accessibles à tout pays confronté à une épidémie, quel que soit son niveau de revenu.

Le fonctionnement de Gavi repose sur des cycles stratégiques de cinq ans, financés à 77 % par les contributions de gouvernements donateurs, de fondations et du secteur privé, et à 23 % par des mécanismes de financement innovants comme l'IFFIm, un dispositif d'émission d'obligations garanties par les grands bailleurs. Fait notable : le modèle Gavi prévoit qu'à mesure qu'un pays s'enrichit, la part des coûts vaccinaux qu'il finance lui-même augmente progressivement, jusqu'à devenir totalement autonome une fois un certain seuil de revenu national franchi, une logique de transition vers la souveraineté sanitaire plutôt que d'assistance permanente.

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