Santé

Urgence médicale

Entre 2 500 et 4 000 cas de morsures de serpents sont enregistrés chaque année au Togo.

Conséquences parfois dramatiques © republicoftogo.com

Entre 2 500 et 4 000 cas de morsures de serpents sont enregistrés chaque année au Togo.Un chiffre qui n'a rien d'anecdotique, tant les premières victimes, agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, mais aussi femmes et enfants se retrouvent exposées presque malgré elles, simplement parce que leur travail ou leur quotidien les met en contact avec des serpents venimeux. 

Derrière chaque morsure peut se cacher un décès, une incapacité physique durable, un handicap permanent.

Ce qui aggrave le plus souvent la situation, ce n'est pas tant la gravité initiale de la morsure que la réaction qui suit. Trop de victimes tardent à se rendre dans une formation sanitaire, se tournent d'abord vers des pratiques traditionnelles inadaptées, ou ignorent simplement les gestes de premiers secours à adopter dans l'urgence. Un retard qui, dans bien des cas, coûte cher : séquelles invalidantes à vie, voire décès qui auraient pu être évités.

Face à ce constat, le Togo s'aligne sur une ambition portée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) : réduire de moitié, d'ici 2030, les décès et incapacités liés aux morsures de serpents à l'échelle mondiale. 

Concrètement, l'État a mis en place une subvention nationale des antivenins, garantissant une disponibilité continue de ces sérums vitaux dans les dispensaires, à un coût fortement réduit.

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