Santé

Possible recrudescence des maladies climatiques en avril

Quand le ciel se déchaine, les hôpitaux se remplissent. C'est le message sans détour que lancent les experts santé-climat de l'Agence nationale de la météorologie (ANAMET).

L'ANAMET alerte © republicoftogo.com

Quand le ciel se déchaine, les hôpitaux se remplissent. C'est le message sans détour que lancent les experts santé-climat de l'Agence nationale de la météorologie (ANAMET) : les conditions climatiques attendues en avril, activités orageuses intenses sur tout le territoire et chaleur accablante dans le septentrion, constituent un terreau particulièrement fertile pour une recrudescence de maladies qui fragilisent déjà les populations togolaises.

Paludisme, syndromes grippaux, infections respiratoires aiguës et maladies diarrhéiques sont toutes en alerte. Une combinaison redoutable qui teste chaque année la résilience du système de santé, et et qui pourrait s'aggraver si la vigilance n'est pas de mise.

Les chiffres du mois de mars ne laissent aucun doute sur la réalité de la menace. Côté météo : un cumul pluviométrique de 254,8 mm à Gapé Kpédji, une température maximale de 32,9°C à Mango et une humidité relative atteignant 81% à Sokodé, des conditions idéales pour la prolifération des vecteurs infectieux.

Le paludisme a sévi dans les districts d'Agou et Kpélé avec 23 cas pour 1 000 habitants, suivi d'Akébou avec 22 cas.

Les maladies diarrhéiques ont lourdement frappé Binah (357 cas/100 000 hab.) et Assoli (232 cas/100 000 hab.). Les syndromes grippaux ont culminé à 191 cas pour 100 000 habitants à Danyi.

Des cas de méningite ont également été signalés dans la région de la Kara, tandis que les infections respiratoires aiguës ont particulièrement touché Bas-Mono et Tandjoaré.

Pour les experts de l'ANAMET, ce schéma répond à une logique saisonnière bien établie : "Le profil sanitaire du Togo est rythmé par deux grandes phases : une saison humide favorisant la transmission du paludisme, et une saison sèche ou de transition où les maladies diarrhéiques et respiratoires prédominent."

Une cartographie précise des risques qui doit permettre aux autorités sanitaires et aux populations d'anticiper, de se préparer et d'agir avant que la situation ne s'emballe.

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