Le Togo s'apprête à souffler. Vendredi 1er mai, Fête internationale du Travail, est jour férié, ce qui, combiné au weekend, offre trois jours de repos consécutifs à ceux qui peuvent en profiter. Un long weekend comme on les aime, rare et précieux.
Le Togo s'apprête à souffler. Vendredi 1er mai, Fête internationale du Travail, est jour férié, ce qui, combiné au weekend, offre trois jours de repos consécutifs à ceux qui peuvent en profiter. Un long weekend comme on les aime, rare et précieux.
Mais cette parenthèse festive ne concerne pas tout le monde de la même façon.
Dans l'administration publique, le 1er mai est une tradition bien ancrée. Défilés syndicaux, discours officiels, rassemblements, fonctionnaires et agents de l'État célèbrent la journée avec un attachement sincère à ce symbole des luttes ouvrières. Pour eux, le long weekend ne souffre d'aucune ambiguïté : on ne travaille pas.
Dans les entreprises privées, l'application du jour férié est beaucoup moins uniforme.
Et puis il y a l'immense secteur informel -commerçants, artisans, vendeurs de rue, petits métiers - qui représente une part considérable de l'économie togolaise. Pour eux, le 1er mai n'existe pas vraiment. Un jour sans travail, c'est un jour sans revenu. La Fête du travail, paradoxalement, est le jour où ceux qui travaillent le plus dur n'ont pas le droit de s'arrêter.
Une réalité qui rappelle, avec une ironie douce-amère, que les conquêtes sociales du monde ouvrier ne profitent pas encore à tous de la même manière, et que le chantier de la protection sociale reste, lui, bien ouvert.
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