Société

Souveraineté contre engagements internationaux : les juristes cherchent l’équilibre

Comment concilier la souveraineté des États et leurs engagements internationaux en matière de droits de l’homme ? C’est la question au cœur d’un colloque international ouvert jeudi à l’Université de Lomé (UL).

Des intervenants de qualité © republicoftogo.com

Comment concilier la souveraineté des États et leurs engagements internationaux en matière de droits de l’homme ? C’est la question au cœur d’un colloque international ouvert jeudi à l’Université de Lomé (UL).

Les participants examinent notamment le rôle de la Cédéao et de sa Cour de justice dans la protection des droits fondamentaux. L’enjeu est de définir jusqu’où peut aller le contrôle exercé par une juridiction régionale, sans empiéter sur les prérogatives constitutionnelles des États.

Pour le président de l’UL, Kossivi Hounaké, la souveraineté implique aussi de respecter les engagements librement consentis. « Une fois entré en vigueur, le traité oblige encore lorsque le cérémonial de signature est clos », a-t-il rappelé.

Joseph Junior Kodjo, directeur adjoint du Centre de droit public de l’université, refuse pour sa part d’opposer les deux exigences. Il s’agit, selon lui, de trouver un juste équilibre entre souveraineté nationale et protection des droits de l’homme.

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