On croyait avoir tout vu sur les routes togolaises. Et pourtant. Ce jeudi, sur la RN1 entre Langabou et Anié, plusieurs personnes ont trouvé une façon pour le moins originale de voyager.
On croyait avoir tout vu sur les routes togolaises. Et pourtant. Ce jeudi, sur la RN1 entre Langabou et Anié, plusieurs personnes ont trouvé une façon pour le moins originale de voyager : perchés sur le toit d’un minibus, pendant que le chauffeur, imperturbable, poursuivait sa route et enchaînait les dépassements comme si de rien n'était. Un numéro d'équilibriste digne d'un cirque itinérant, à la différence près qu'ici, il n'y avait ni filet de sécurité, ni public averti des risques encourus, et surtout aucun agent de la Division de la sécurité routière (DSR) pour siffler la fin de la récréation.
Car derrière l'anecdote qui prête à sourire se cache une réalité nettement moins drôle. Le moindre freinage brusque, le moindre nid-de-poule mal négocié, et ces improvisés du toit auraient pu se retrouver au sol en un rien de temps, sans la moindre protection.
Et cette scène n'a rien d'un cas isolé. Selon le gouvernement, pas moins de 3 191 accidents ont été enregistrés sur les routes togolaises au premier trimestre de cette année.
Les deux-roues restent les plus exposés, mais les automobiles ne sont pas en reste. Excès de vitesse, imprudence et non-respect pur et simple du Code de la route figurent en tête des causes recensées, comme si le bitume s'était transformé, pour certains conducteurs, en terrain de jeu plutôt qu'en espace de circulation partagé.
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