La fédération italienne des banques coopératives, Federcasse, annonce un accompagnement accru des coopératives togolaises, axé sur le renforcement des capacités, la professionnalisation et l’accès au financement.
La fédération italienne des banques coopératives, Federcasse, annonce un accompagnement accru des coopératives togolaises, axé sur le renforcement des capacités, la professionnalisation et l’accès au financement.
En séjour à Lomé, Luisa Morandini, analyste chargée des politiques européennes et des affaires réglementaires de Federcasse, a salué les progrès accomplis par le Togo en une décennie. « Quand je suis arrivée au Togo pour la première fois en 2016, il y avait peu de coopératives et personne n’en parlait vraiment. Aujourd’hui, le secteur s’est beaucoup développé et se renforce, avec un grand intérêt des autorités togolaises », a-t-elle souligné.
Pour la responsable italienne, les initiatives engagées, notamment à travers la Maison des coopératives, doivent désormais être consolidées pour renforcer les compétences des acteurs et faciliter leur accès au crédit.
Un modèle bancaire enraciné dans les territoires
Fondée en 1909 et membre de l’Alliance coopérative internationale, Federcasse représente le Credito Cooperativo italien : plus de 215 banques coopératives et caisses rurales, pour quelque 4 000 agences. Détenues par leurs sociétaires, ces banques locales financent en priorité l’économie de proximité : ménages, PME, agriculteurs et artisans. Réformé il y a une dizaine d’années, le réseau s’organise aujourd’hui autour de deux grands groupes nationaux, Iccrea à Rome et Cassa Centrale Banca à Trente, ainsi que des caisses Raiffeisen du Haut-Adige.
Luisa Morandini participe à Lomé à une rencontre de haut niveau sur la Déclaration de Nairobi relative au développement coopératif régional.
Son plan d’action prévoit notamment l’amélioration du cadre juridique des coopératives, la promotion de l’inclusion, le renforcement de leur compétitivité et leur participation à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Il couvre aussi l’éducation, la recherche, le numérique, la lutte contre les inégalités et le changement climatique, ainsi que l’accès aux services essentiels. Assorti d’indicateurs de suivi, il doit permettre aux pays africains de mesurer leurs progrès vers un mouvement coopératif moderne et inclusif.
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