Diplomatie

Médiation africaine en RDC : Faure Gnassingbé conduit des consultations clés avec l’UA

Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a été reçu jeudi par Faure Gnassingbé.

Le président du Conseil avec Mahmoud Ali Youssouf © DR

Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a été reçu jeudi par Faure Gnassingbé.

Les échanges ont porté sur le renforcement des efforts africains visant à rétablir la paix, la sécurité et la stabilité dans l’est de la République démocratique du Congo. À ce titre, M. Gnassingbé, en sa qualité de médiateur désigné par l’UA pour la crise dans l’est de la RDC, a conduit des consultations approfondies sur les perspectives d’avancement du processus de médiation conduit par l’Afrique.

Arrivé à Lomé dans la matinée, Mahmoud Ali Youssouf était accompagné du panel des facilitateurs de l’Union africaine, composé de Olusegun Obasanjo, ancien président de la Nigeria,  Uhuru Kenyatta, ancien président du Kenya, Sahle-Work Zewde, ancienne présidente de l’Éthiopie, Mokgweetsi Masisi, ancien président du Botswana ainsi que Catherine Samba-Panza, ancienne présidente de la République centrafricaine.

Ce panel est mandaté pour appuyer le processus de médiation conduit par l’Union africaine à travers un engagement politique de haut niveau, des actions de consolidation de la confiance et une coordination étroite avec les initiatives régionales, en vue d’aboutir à une solution politique durable.

À son arrivée, le président de la Commission et la délégation de haut niveau ont été accueillis à l’aéroport de Lomé par le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey.

Un accord de paix a été signé fin 2025 entre la RDC et le Rwanda à l'initiative du président américain Donald Trump. D'autres acteurs ont joué un rôle déterminant, parmi lesquels le Togo au nom de l'Union africaine.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent entre l'armée congolaise et les milices du M23, qui seraient soutenues par Kigali. Cette poursuite des hostilités malgré l'accord signé témoigne de la fragilité du processus de paix et de la nécessité d'une mise en œuvre rigoureuse des engagements pris.

Afin de tenter de ramener une paix véritable, un sommet de haut niveau est prévu à Lomé les 16 et 17 janvier. Cette rencontre s'appuie sur les efforts précédents, notamment la déclaration américaine issue de la réunion du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité du 20 novembre 2025.

Le sommet de Lomé vise plusieurs objectifs : renforcer la confiance entre les parties, harmoniser la mise en œuvre des accords de paix et consolider la coopération africaine et internationale sur ce dossier.

Le conflit entre la RDC et le Rwanda, alimenté par les activités du M23, représente une menace pour la stabilité de toute la région. La multiplication des initiatives diplomatiques, avec l'implication conjuguée des États-Unis, de l'Union africaine et de pays médiateurs comme le Togo et le Qatar, témoigne de l'urgence de trouver une solution durable.

Pour que ce site Web fonctionne correctement et pour améliorer votre expérience d'utilisateur, nous utilisons des cookies. Retrouvez plus d'informations dans notre Gestion des cookies.

  • Les cookies nécessaires activent les fonctionnalités de base. Le site Web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies et ne peut être désactivé qu'en modifiant les préférences de votre navigateur.