Le gouvernement veut consolider son partenariat avec le secteur privé, en particulier avec les entreprises du bâtiment et des travaux publics (BTP), pilier de la mise en œuvre des grands projets d’infrastructures.
Le gouvernement veut consolider son partenariat avec le secteur privé, en particulier avec les entreprises du bâtiment et des travaux publics (BTP), pilier de la mise en œuvre des grands projets d’infrastructures.
Dans ce cadre, une rencontre sectorielle s’est tenue jeudi à Lomé, en présence du ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, du ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Urbanisme, Kodjo Adedze, et du ministre délégué auprès du ministre de l’Aménagement du territoire, chargé des Travaux publics et des Infrastructures
Essowé Georges Barcola a ouvert la rencontre en rappelant que l’État consacre d’importantes ressources aux infrastructures, près de 3 000 milliards de Fcfa sur les cinq dernières années. Malgré les réformes engagées pour plus de transparence, de nombreux chantiers BTP restent inachevés ou mal exécutés.
Sur instruction du président du Conseil, la réunion vise à établir un dialogue franc entre l’État et les entreprises afin d’identifier les responsabilités partagées et prendre des engagements concrets pour améliorer l’exécution des marchés publics.
L’objectif est de restaurer la crédibilité vis-à-vis des populations et des partenaires, et éviter le gaspillage de ressources limitées. Une commission mixte public-privé sera mise en place pour formaliser des engagements à respecter par toutes les parties.
De son côté, Sani Yaya a insisté sur la nécessité d’un diagnostic sans complaisance. Il a souligné l’importance de la qualité des études, du contrôle des travaux et surtout de la réforme des marchés publics, rappelant que la sélection doit privilégier « l’offre économiquement la plus avantageuse » et non systématiquement la moins-disante.
Il a plaidé pour davantage de formation des acteurs, une meilleure implication des organes de contrôle et un dialogue avec les banques afin d’améliorer le financement des entreprises du secteur.
Enfin, Kodjo Adedze a souligné que les responsabilités dans les dysfonctionnements des marchés publics sont partagées entre l’État et les entreprises. Il a rappelé les efforts importants réalisés pour renforcer le cadre juridique de la commande publique et insisté sur l’obligation collective de livrer des ouvrages de qualité, conformes à la vision d’une « République des résultats » prônée par le président du Conseil.
Il a appelé à un dialogue franc et sans tabou, tout en avertissant que les sanctions prévues devront être appliquées pour garantir la rigueur et la performance.
Cette séance de travail a permis d’établir un diagnostic partagé de la situation du secteur.
Pour les autorités, le BTP reste un levier stratégique de croissance, d’emplois et de modernisation du territoire. Le maintien d’un dialogue franc et structuré avec les entreprises apparaît ainsi comme une condition essentielle pour accélérer l’exécution des projets d’infrastructures et soutenir la dynamique économique nationale.
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