Le Centre de formalités des entreprises (CFE) a enregistré 14 202 nouvelles déclarations en 2025, soit un recul de 4,8% par rapport à 2024.
Le Centre de formalités des entreprises (CFE) a enregistré 14 202 nouvelles déclarations en 2025, soit un recul de 4,8% par rapport à 2024.
Ces chiffres témoignent d'un certain dynamisme de l'environnement économique, mais révèlent également un ralentissement progressif des initiatives entrepreneuriales au cours de l'année écoulée.
L'analyse trimestrielle montre une tendance claire à la décélération. Le premier trimestre 2025 a été le plus dynamique avec 4 262 nouvelles déclarations, reflétant un fort engouement entrepreneurial en début d'année.
Cette dynamique s'est essoufflée dès le deuxième trimestre, enregistrant 3 485 créations, avant de poursuivre sa baisse durant la seconde moitié de l'année : 3 352 entreprises au troisième trimestre et seulement 3 103 au quatrième trimestre.
Malgré les efforts du gouvernement pour améliorer le climat des affaires, les jeunes entrepreneurs togolais font face à des obstacles majeurs. Les difficultés d'accès au financement demeurent un frein considérable au développement des activités, tandis que la saturation du marché local dans plusieurs secteurs limite les opportunités de croissance.
Des statistiques à nuancer
Il convient toutefois de relativiser la portée de ces chiffres. Les données du CFE ne reflètent que les déclarations formelles de création, sans aucune indication sur le nombre réel de structures effectivement opérationnelles sur le terrain.
En effet, la création administrative d'une entreprise ne garantit ni son activité effective ni sa pérennité. Nombre d'entreprises déclarées peuvent rester inactives, être abandonnées après quelques mois, ou n'avoir jamais réellement démarré leurs opérations.
De même, ces statistiques ne fournissent aucune information sur l'impact économique concret de ces créations, notamment en termes d'emplois générés. Le nombre de postes de travail créés, qui constitue pourtant un indicateur crucial pour mesurer la contribution réelle de l'entrepreneuriat à l'économie nationale et à la réduction du chômage, reste inconnu.
Pour avoir une vision plus complète du dynamisme entrepreneurial, il faudrait croiser ces données de déclaration avec des informations sur le taux de survie des entreprises, leur chiffre d'affaires effectif et leur contribution à la création d'emplois. Ces éléments permettraient de mieux évaluer l'impact réel de ces 14 202 nouvelles déclarations sur le développement économique du pays.
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