Eco & Finance

La mayonnaise commence à prendre

Le président de la Fédération nationale des groupements de producteurs de coton du Togo (FNGPC), Koussouwè Kouroufei, ne cache pas son optimisme.

Koussouwè Kouroufei © republicoftogo.com

Le président de la Fédération nationale des groupements de producteurs de coton du Togo (FNGPC), Koussouwè Kouroufei, ne cache pas son optimisme.

Réagissant aux perspectives annoncées par la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT) pour la prochaine campagne, il appelle les producteurs à se mobiliser pour atteindre l'objectif de 105 000 hectares emblavés et 105 000 tonnes de production, soit une tonne par hectare.

Pour le président de la FNGPC, les voyants sont au vert. "Nous avons des produits de bonne qualité, les intrants sont déjà presque arrivés, les engrais et les semences sont déjà prêts", assure-t-il, précisant que les semences ont déjà été égrainées depuis le mois de mars.

Un niveau de préparation qui lui permet d'afficher une confiance totale : "Nous avons tous les atouts et nous pourrons vraiment y arriver."

L'engouement des producteurs, galvanisés par les performances de la campagne en cours, constitue un autre motif de satisfaction.

De 60 000 tonnes l'année dernière, la production a bondi à près de 74 000 tonnes cette année,  une progression significative qui confirme que la dynamique est bien enclenchée. "La mayonnaise commence à prendre", résume-t-il avec une formule imagée.

La menace des jassides, ces insectes ravageurs qui hantent les nuits des cotonculteurs, reste dans les mémoires.

Mais là aussi, le président de la FNGPC se veut rassurant. Les firmes agro-pharmaceutiques et les chercheurs proposent désormais des solutions adaptées, et des variétés résistantes aux changements climatiques sont en cours de déploiement pour garantir durabilité et qualité de la production.

Sur la question du soutien de l’Etat, Kouroufei reste prudent mais confiant. Les commissions travaillent sur la fixation du prix du coton et des intrants.

Pour la campagne finissante, les prix étaient de 14 000 Fcfa le sac de 50 kg d'engrais, 3 000 la dose d'insecticides par hectare, et les semences fournies gratuitement. "J'espère qu'on ne va pas oublier le producteur", glisse-t-il avec diplomatie, exprimant sa sérénité quant à la continuité de cet accompagnement.

La question posée, "Le coton serait-il en train de renaître de ses cendres ? », reçoit une réponse enthousiaste. "Effectivement ! Depuis l'arrivée du groupe Olam, c'est cette année que nous avons vu une réelle évolution, tant au niveau du rendement que de la production."

Son message aux producteurs est direct et mobilisateur : "Laissons le découragement de côté et mouillons le maillot plus que jamais.

Face au changement climatique, il nous faut dès le mois de juin avoir les graines et les intrants à disposition afin de nous lancer sans perdre du temps."

Le coton togolais a retrouvé ses couleurs. Et ses producteurs, leur fierté.

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