Rentrée après rentrée, l'école se transforme, et les chiffres parlent d'eux-mêmes.
Rentrée après rentrée, l'école se transforme, et les chiffres parlent d'eux-mêmes.
À l'occasion de la rentrée scolaire, le gouvernement met en avant plusieurs indicateurs illustrant les efforts engagés ces dernières années pour renforcer les capacités d'accueil, étoffer le corps enseignant et améliorer les résultats scolaires. Une politique structurée autour de sept axes stratégiques : équité d'accès, exigence de qualité, adéquation formation-emploi, innovation pédagogique, digitalisation, compétences citoyennes et gouvernance participative.
Sur les trois dernières années, 898 établissements scolaires ont vu le jour, dont 243 pour la seule rentrée 2026-2027, une reprise après le ralentissement de 2025-2026.
Côté infrastructures, le nombre cumulé de salles de classe construites ou prévues atteint 3 918 depuis 2023, soit 2 606 salles supplémentaires par rapport au point de départ.
Entre 2024 et 2026, les effectifs enseignants sont passés de 36 914 à 45 233, soit une hausse de 22,5 %. Le préscolaire enregistre la plus forte progression (+40 %), suivi du lycée (+30 %). Pour cette rentrée, 3 440 nouveaux enseignants fonctionnaires rejoignent les rangs, dont 304 spécialistes en mathématiques, physique-chimie et technologie, accompagnés de 101 « Fab managers » chargés d'animer les FabLabs éducatifs.
Des résultats scolaires en nette progression, mais pas partout
Le tableau d'ensemble est flatteur : le taux de réussite au BEPC passe de 44 % à 57 % entre 2024 et 2026, celui du BAC 2 général bondit de 45 % à 82 %, et le CAP frôle désormais les 94 %. Mais tout n'est pas rose : le BAC 1 technique recule (de 61 % à 54 %), tout comme le BEP (de 99 % à 90 %) — la preuve qu'une transformation d'ampleur avance rarement en ligne droite.
Au-delà des chiffres, le pari est aussi pédagogique : classes-métiers, enseignement scientifique renforcé, FabLabs et généralisation progressive de l'anglais au primaire dessinent une école davantage tournée vers les réalités économiques du pays. S'y ajoutent la gratuité de la scolarité et des examens, l'assurance santé scolaire (School AMU) et les cantines gratuites dans les zones vulnérables, autant de filets qui, mis bout à bout, retiennent les enfants sur les bancs de l'école plutôt que de les en éloigner.
Bâtir plus d'écoles, c'est relativement simple. Y faire réussir chaque élève, c'est une autre paire de manches, et c'est précisément le prochain chapitre que le Togo doit désormais écrire.
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