Environnement

Petit émetteur, grandes ambitions

Le Togo ambitionne de réduire de 52,10 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2035, selon le ministère chargé du Changement climatique. Un objectif qui s’appuie sur plusieurs politiques en cours.

Forêts, lois, financements : comment le Togo veut réduire ses émissions © republicoftogo.com

Le Togo ambitionne de réduire de 52,10 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2035, selon le ministère chargé du Changement climatique. Un objectif qui s’appuie sur plusieurs politiques en cours.

Le pays ne figure pas parmi les grands pollueurs de la planète : sa contribution aux émissions mondiales reste marginale. Mais comme de nombreux pays africains, il subit de plein fouet les effets du réchauffement : inondations, érosion côtière, sécheresses et pluies irrégulières. D’où sa volonté d’agir, à la fois pour limiter ses émissions et pour protéger ses populations.

Premier levier : la forêt, qui absorbe le carbone. Avec sa Politique forestière 2021-2030, le Togo veut porter sa couverture forestière à 30 % d’ici 2030. L’Office national des aires protégées, créé en 2023, est chargé de préserver les parcs et réserves du pays face à la déforestation et au braconnage.

Le pays s’est doté d’une loi sur la lutte contre le changement climatique et d’un Plan national d’adaptation, qui prévoit comment protéger les populations des effets du climat. Une stratégie nationale pour la biodiversité (2021-2030) complète le dispositif. Enfin, le Togo a présenté ses engagements climatiques actualisés aux Nations unies, les CDN 3.0, qui fixent l’objectif de 2035.

Des financements plus accessibles

L’Office de développement et d’exploitation des forêts (ODEF) a obtenu son accréditation auprès du Fonds pour l’adaptation. Concrètement, le Togo peut désormais solliciter directement des financements internationaux, sans passer par un intermédiaire, pour des projets destinés aux communautés vulnérables.

Plusieurs initiatives sont en préparation. Le projet FOREST+ aidera les habitants de la préfecture de Blitta à vivre durablement des ressources de la forêt, en développant des filières comme les fruits, les plantes médicinales ou le miel, plutôt que la coupe de bois.

Un autre chantier vise à restaurer les espaces naturels autour du complexe d’aires protégées Mont Balaam-Assoukoko-Tchorogo, tout en améliorant les revenus des populations voisines.

À l’approche de la COP31, le Togo présente par ailleurs un portefeuille de 42 projets climatiques évalués à 3,79 milliards de dollars, couvrant notamment l’énergie solaire, la cuisson propre, l’agriculture durable et la protection du littoral.

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