Le Togo est prêt à présenter son nouveau rapport sur la situation des droits de l'homme dans le pays, dans le cadre du quatrième cycle de l'Examen périodique universel (EPU), attendu en début d'année prochaine.
Le Togo est prêt à présenter son nouveau rapport sur la situation des droits de l'homme dans le pays, dans le cadre du quatrième cycle de l'Examen périodique universel (EPU), attendu en début d'année prochaine.
L’EPU est un mécanisme onusien créé en 2006 par le Conseil des droits de l'homme, qui permet d'évaluer périodiquement la situation des droits humains dans chacun des 193 pays membres des Nations unies, quel que soit leur régime politique.
Concrètement, tous les quatre à cinq ans, chaque État présente un rapport sur ses avancées et ses difficultés, puis répond aux questions et recommandations formulées par les autres pays membres du Conseil. L'objectif est d'encourager chaque gouvernement à progresser sur ces questions, sans caractère punitif.
Le dernier passage du Togo devant cette instance remonte à 2022, où le pays avait enregistré des progrès notables.
Le ministre de la Justice et des Droits humains, Pacôme Yawovi Amenyo Adjourouvi, s'est félicité mercredi du rapport final validé, mettant en avant le renforcement de la collaboration entre le gouvernement, la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH) et les organisations de la société civile.
Sur le plan judiciaire, il souligne que la Constitution de la Vᵉ République a séparé les juridictions en deux ordres, judiciaire et administratif, avec une Cour de cassation, un Conseil d'État et un tribunal des conflits chargé de trancher les questions de compétence entre ces deux ordres.
Les maisons de justice, de leur côté, rapprochent la justice des citoyens en offrant gratuitement médiation et conciliation pour les petits litiges, tandis que le Centre d'accès aux droits et à la justice pour enfants assure une prise en charge multidisciplinaire des mineurs, avec des juges pour enfants désormais présents dans chaque tribunal.
Sur le plan opérationnel, le ministre cite également la mise en œuvre de politiques visant l'autonomisation des femmes, la lutte contre les violences basées sur le genre, ainsi que le renforcement de la protection sociale et de l'accès à la santé, à l'éducation et à l'emploi.
Tout en reconnaissant que le pays peut encore mieux faire, M. Adjourouvi a assuré que « le gouvernement accorde une attention particulière aux questions des droits de l'homme et à la préservation de la paix et de la cohésion sociale », se disant déterminé à poursuivre ses efforts.
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