Le chef de l'Alliance nationale pour le changement (ANC), Jean-Pierre Fabre, a trouvé vendredi un nouveau sujet de communiqué : réclamer à l'État des dommages et intérêts en faveur des 1511 détenus récemment graciés par le président du Conseil.
Le chef de l'Alliance nationale pour le changement (ANC), Jean-Pierre Fabre, a trouvé vendredi un nouveau sujet de communiqué : réclamer à l'État des dommages et intérêts en faveur des 1511 détenus récemment graciés par le président du Conseil.
L'opposant exige une "indemnisation conséquente" tenant compte du nombre d'années de détention. Selon lui, ces prisonniers auraient subi "des atrocités physiques et psychiques", évoquant pêle-mêle "la privation abusive de liberté et l'isolement carcéral, les tortures, les viols, les harcèlements, les humiliations et autres traitements inhumains et dégradants".
On fera remarquer à M. Fabre qu'il est assez normal d'être privé de liberté quand on est... détenu. C'est même, pourrait-on dire, la définition première de la détention. Qualifier cette privation de liberté d'"abusive" pour des personnes condamnées par la justice relève soit d'une méconnaissance troublante du système judiciaire, soit d'une stratégie de communication désespérée.
L'isolement carcéral ? C'est le principe même d'une prison. Faudrait-il transformer les établissements pénitentiaires en clubs de vacances pour satisfaire M. Fabre ?
Des accusations sans preuves
S'agissant des cas de violences ou de viols évoqués avec emphase, l'opposant n'apporte aucune information, aucun témoignage, aucun élément concret les attestant. De vagues allégations lancées dans un communiqué ne constituent pas des faits établis. Si de tels actes avaient réellement eu lieu, la moindre des choses serait de les documenter et de saisir la justice.
Ces déclarations sont tout simplement une occasion supplémentaire pour Jean-Pierre Fabre de faire parler de lui. À défaut de programme politique crédible et de soutien populaire, l'ancien leader parlementaire multiplie les sorties médiatiques aussi bruyantes qu'inconsistantes.
Le paradoxe est savoureux : des détenus viennent de bénéficier d'une grâce présidentielle leur offrant une seconde chance, et voilà que M. Fabre transforme cette mesure de clémence en opportunité pour réclamer... de l'argent. On ne sait s'il faut y voir du cynisme ou simplement une incapacité chronique à reconnaître une avancée positive.
L'opposition mérite mieux que ces gesticulations stériles qui la cantonnent dans l'insignifiance politique.
Les 1511 graciés, eux, préfèrent probablement profiter de leur liberté retrouvée plutôt que de servir de prétexte aux élucubrations d'un opposant en mal de visibilité.
Pour que ce site Web fonctionne correctement et pour améliorer votre expérience d'utilisateur, nous utilisons des cookies. Retrouvez plus d'informations dans notre Gestion des cookies.
Les cookies nécessaires activent les fonctionnalités de base. Le site Web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies et ne peut être désactivé qu'en modifiant les préférences de votre navigateur.