Le Comité d’action pour le renouveau (CAR, opposition) dit vouloir rompre avec ce qu’il qualifie d’« hypocrisie politique », une posture qui, selon lui, a longtemps freiné la lutte démocratique au lieu de la renforcer.
Le Comité d’action pour le renouveau (CAR, opposition) dit vouloir rompre avec ce qu’il qualifie d’« hypocrisie politique », une posture qui, selon lui, a longtemps freiné la lutte démocratique au lieu de la renforcer.
Ce changement de cap s’est déjà matérialisé par un geste inédit. Fin décembre, le président du CAR, Robert Yao Daté, a accepté l’invitation à présenter ses vœux au président du Conseil, Faure Gnassingbé. Une première dans l’histoire récente de cette formation politique.
« Il faut briser un tabou au Togo. Il faut sortir de l’hypocrisie », a déclaré M. Daté lors d’une sortie médiatique vendredi. Pour lui, refuser tout contact avec le pouvoir au nom de principes rigides n’a pas produit les résultats espérés. Pire, cela aurait contribué à figer le dialogue politique.
Robert Yao Daté insiste sur un point clé : sa rencontre avec Faure Gnassingbé n’avait rien d’une démarche intéressée.
« Le régime n’est pas un ennemi, précise-t-il. C’est un adversaire politique qui, à un moment donné, détient le pouvoir d’agir, y compris sur les critiques formulées par l’opposition. »
Avec cette nouvelle orientation, le CAR prend le risque de bousculer une partie de son électorat traditionnel. Mais Robert Yao Daté assume. Pour lui, le combat politique ne doit pas se résumer à des postures symboliques, mais produire des résultats concrets.
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