Des détonations ont résonné samedi matin près de Bamako et dans deux autres villes du pays, semant l'inquiétude dans un Mali déjà fragilisé par une décennie de crises.
Le Mali retenait son souffle samedi matin. Des tirs ont été entendus dans plusieurs localités du pays, dont Kati, la ville garnison située aux portes de Bamako qui abrite la résidence du général Assimi Goïta, homme fort du régime, mais aussi à Gao, principal centre urbain du nord, et à Sévaré, dans le centre du pays.
Aucune revendication n'avait été formulée au moment de la publication de cet article.
Le contexte dans lequel survient cet incident est lourd de significations. Le Mali est gouverné depuis deux coups d'État successifs, en 2020 et 2021, par une junte militaire qui avait promis un retour des civils au pouvoir avant mars 2024, promesse restée lettre morte. En juillet 2025, le régime a franchi un pas supplémentaire en accordant à Goïta un mandat présidentiel de cinq ans, renouvelable « autant de fois que nécessaire », sans élection.
Sur le plan sécuritaire, le pays n'a jamais retrouvé la stabilité depuis la crise de 2012. Groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l'État islamique, milices communautaires et mouvements indépendantistes y entretiennent un état de violence chronique, malgré - ou à cause de - la rupture avec les partenaires occidentaux et le pivot assumé vers la Russie.
La nature exacte des incidents de ce samedi matin reste à établir.
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