Un convoi militaire ghanéen escortant 140 civils a essuyé des tirs lundi dans la ville de Binduri, dans le nord du Ghana. L'attaque a coûté la vie à trois des personnes protégées et fait un blessé, selon un communiqué des forces armées.
Un convoi militaire ghanéen escortant 140 civils a essuyé des tirs lundi dans la ville de Binduri, dans le nord du Ghana. L'attaque a coûté la vie à trois des personnes protégées et fait un blessé, selon un communiqué des forces armées.
Le convoi circulait dans la région de l'Upper East, entre Bawku et Bolgatanga, lorsque des assaillants non identifiés ont ouvert le feu à plusieurs reprises. Les soldats ont riposté, tuant sept assaillants. Un suspect ayant pris la fuite vers une mosquée a été intercepté, des armes ont été saisies sur lui, dont un fusil automatique G3, deux chargeurs et 176 munitions supplémentaires. Dix autres suspects ont été arrêtés et sont en cours d'interrogatoire.
Cet incident s'inscrit dans un conflit ancien et meurtrier qui oppose les communautés Mamprusi et Kusasi autour de la désignation d'un chef traditionnel à Bawku. Depuis 2021, plus de 300 personnes ont péri dans ce cycle de violences, qui a débordé bien au-delà des frontières municipales de Bawku pour gagner la région de Binduri.
Le ministère ghanéen de l'Intérieur avait imposé un couvre-feu nocturne à Binduri en mars 2025, levé en février 2026 après une amélioration de la situation sécuritaire. L'attaque de lundi rappelle brutalement que la paix dans cette région reste fragile.
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