Le Mali a vécu samedi l'une des journées les plus violentes de son histoire récente. Des attaques simultanées et coordonnées ont frappé dès l'aube plusieurs villes du pays, Kati, aux portes de Bamako, mais aussi Gao, Kidal, Mopti et Sévaré, selon une note de sécurité de l'ONU évoquant des « attaques complexes simultanées », rapporte Mena Today.
Le Mali a vécu samedi l'une des journées les plus violentes de son histoire récente. Des attaques simultanées et coordonnées ont frappé dès l'aube plusieurs villes du pays, Kati, aux portes de Bamako, mais aussi Gao, Kidal, Mopti et Sévaré, selon une note de sécurité de l'ONU évoquant des « attaques complexes simultanées », rapporte Mena Today.
À Kati, qui abrite le principal camp militaire du pays ainsi que la résidence du chef de la junte Assimi Goïta, deux explosions ont été entendues avant 6h du matin. La maison du ministre de la Défense Sadio Camara y aurait été détruite. Des tirs nourris et des hélicoptères ont survolé la zone pendant plusieurs heures. Des voyageurs tentant d'accéder à l'aéroport de Bamako se sont retrouvés, selon un passager, « presque à l'intérieur de la zone de combat ».
Une offensive d'une ampleur inédite
Quatre sources sécuritaires ont indiqué à Reuters que le groupe jihadiste JNIM, affilié d'Al-Qaïda au Sahel, serait impliqué, apparemment en coordination avec le Front de Libération de l'Azawad (FLA), alliance rebelle à dominante touarègue, qui a revendiqué des opérations à Gao et Kidal.
« C'est la plus grande attaque coordonnée depuis des années », a déclaré Ulf Laessing, responsable du programme Sahel à la Fondation Konrad Adenauer. Un analyste de l'ACLED a souligné la portée symbolique des cibles visées : Kati et Bamako sont « au cœur du régime », tandis que Kidal représente la victoire militaire emblématique de la junte en 2023.
Si l'armée malienne a annoncé avoir repris le contrôle de la situation peu après 11h, un habitant de Gao signalait encore des échanges de tirs dans les rues en début d'après-midi.
Arrivée au pouvoir après deux coups d'État en 2020 et 2021 avec la promesse de restaurer la sécurité, la junte de Goïta, qui s'appuie sur des mercenaires russes tout en cherchant récemment à renouer avec Washington, peine manifestement à tenir cet engagement.
L'insurrection, qui a débuté en 2012, semble plus que jamais capable de frapper au cœur de l'État.
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