Le Centre hospitalier préfectoral (CHP) de Bassar a organisé samedi, en collaboration avec le Centre régional de transfusion sanguine (CRTS), une campagne de don volontaire destinée à renforcer les stocks de la région.
Le Centre hospitalier préfectoral (CHP) de Bassar a organisé samedi, en collaboration avec le Centre régional de transfusion sanguine (CRTS), une campagne de don volontaire destinée à renforcer les stocks de la région.
Mais cette initiative, aussi louable soit-elle, ne saurait masquer une réalité préoccupante : malgré des années de sensibilisation, la pénurie de poches de sang reste chronique dans les hôpitaux togolais. Une situation qui met régulièrement en danger la vie des patients.
Le constat est connu de longue date. Le don de sang volontaire et non rémunéré peine à s'ancrer durablement dans les habitudes des populations, contrairement aux standards recommandés par l'Organisation mondiale de la santé.
Les campagnes ponctuelles, comme celle organisée à Bassar, permettent certes de reconstituer temporairement les stocks, mais elles ne suffisent pas à résoudre un problème structurel : l'absence d'une culture pérenne du don.
Résultat, les hôpitaux vivent au rythme de campagnes d'urgence, multipliant les appels à la mobilisation chaque fois que les réserves s’amenuisent, une gestion à flux tendu qui coûte des vies.
Tant que cette culture du don volontaire ne sera pas véritablement enracinée dans la société togolaise, les hôpitaux continueront de faire face, périodiquement, à des situations de pénurie.
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