Société

Climatiseur, frigo, congélateur : le vrai coût d'un mauvais choix

Les factures d'électricité restent la principale source de réclamation des abonnés : 38,46 % des plaintes enregistrées concernent des contestations liées à une consommation jugée excessive.

Différences de consommation importantes © republicoftogo.com

Les factures d'électricité restent la principale source de réclamation des abonnés : 38,46 % des plaintes enregistrées concernent des contestations liées à une consommation jugée excessive.

Le scénario type : un ménage qui ne comprend pas pourquoi sa facture grimpe, alors qu'il n'utilise « que » quelques appareils. Sauf que pour les services techniques, la note ne dépend pas seulement du nombre d'appareils ou de leur fréquence d'utilisation, mais aussi de leur performance énergétique. D'où l'intérêt de choisir des équipements récents, moins gourmands en énergie : climatiseurs, réfrigérateurs, congélateurs...

Classés de A à G, les appareils électriques sont notés selon leur consommation. Un modèle A est le plus économe. Le B reste performant, mais consomme un peu plus. C et D correspondent à des appareils assez à moyennement économes. E, F et G ferment la marche : moins efficaces, plus coûteux à l'usage.

Ce que cela représente concrètement

Sur un réfrigérateur, l'écart n'est pas anecdotique. Un modèle simple porte consomme en moyenne autour de 170 kWh par an, un combiné frigo-congélateur peut monter à 350 kWh, et un congélateur seul environ 300 kWh par an. Entre un appareil ancien classé F ou G et un modèle récent bien classé, l'écart de consommation peut représenter deux à trois fois plus d'électricité pour un usage strictement identique.

Pour les climatiseurs, la différence est encore plus marquée, ces appareils comptant parmi les plus gourmands du foyer. Un climatiseur mal classé peut consommer nettement plus qu'un modèle performant à puissance équivalente, simplement parce que son compresseur fonctionne moins efficacement.

Cette classification ne relève pas d'une déclaration des fabricants. Avant leur commercialisation, les appareils sont soumis à des essais en laboratoire, réalisés selon des protocoles identiques pour tous les modèles d'une même catégorie. Résultat : deux climatiseurs de puissance équivalente peuvent afficher des classes énergétiques différentes, et donc des factures très différentes à l'usage.

Les méthodes d'évaluation sont harmonisées dans l'espace Cédéao. La consommation réelle des appareils est mesurée selon des normes minimales de performance énergétique (MEPS), garantissant une même interprétation des classes énergétiques dans les différents pays membres.

La compagnie d'électricité (CEET) n'est donc pas responsable d'une surconsommation liée à un appareil peu performant. Avant tout achat, un simple coup d'œil à l'étiquette énergétique permet de comparer objectivement les équipements et d'éviter de mauvaises surprises sur la facture.

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