À Agomè-Glozou, dans la préfecture du Bas-Mono, Nicolas Amouzou façonne l’argile depuis quinze ans. Un savoir-faire hérité de sa grand-mère, qu’il entend bien transmettre à son tour.
À Agomè-Glozou, dans la préfecture du Bas-Mono, Nicolas Amouzou façonne l’argile depuis quinze ans. Un savoir-faire hérité de sa grand-mère, qu’il entend bien transmettre à son tour.
Pots, statuettes, verres : chaque pièce naît entre ses mains. L’artisan modèle l’argile, la laisse sécher, puis la polit patiemment à la pierre ponce avant d’y appliquer une touche de peinture dorée ou argentée. Ses créations, à la fois utiles et décoratives, séduisent surtout les particuliers.
Nicolas Amouzou veut que cet héritage survive. Il propose des formations aux jeunes qui souhaitent apprendre le métier et en faire une source de revenus, et cherche à faire découvrir ces objets aux enfants.
Comme la poterie, de nombreux métiers d’art font la richesse du Togo : tissage du kente, sculpture sur bois, vannerie, bijouterie, batik ou fabrication de poupées et de peluches à la main. Autant de talents qui témoignent de la créativité des artisans togolais, mais qui doivent aujourd’hui composer avec la concurrence des produits industriels importés, souvent moins chers.
Nicolas Amouzou reste confiant. « Tout le monde n’est pas obligé d’acheter des produits asiatiques. Pour nos œuvres artisanales, il y aura toujours quelqu’un qui en aura besoin », affirme-t-il.
À travers l’argile, c’est toute une tradition qu’il fait vivre, et la preuve que l’artisanat local a encore de beaux jours devant lui.
Pour que ce site Web fonctionne correctement et pour améliorer votre expérience d'utilisateur, nous utilisons des cookies. Retrouvez plus d'informations dans notre Gestion des cookies.
Les cookies nécessaires activent les fonctionnalités de base. Le site Web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies et ne peut être désactivé qu'en modifiant les préférences de votre navigateur.