Société

Les conteneurs maritimes reconvertis en espaces commerciaux

Longtemps affectés au transport des marchandises par navires, les conteneurs trouvent de nouveaux usages au Togo. Ils sont transformés en bureaux ou en boutiques. 

Une nouvelle filière artisanale : l'aménagement de conteneurs © republicoftogo.com

Longtemps affectés au transport des marchandises par navires, les conteneurs trouvent de nouveaux usages au Togo. Ils sont transformés en bureaux ou en boutiques. 

Conteneurs maritimes recyclés et bungalows préfabriqués de type Algeco, ces baraques de chantier initialement conçues pour loger temporairement ouvriers et équipements, se multiplient dans les zones commerciales. Cette tendance répond à plusieurs besoins pratiques et économiques des entrepreneurs.

Certes, les commerçants reconnaissent que l'achat et l'aménagement sont onéreux. Mais en cas de déménagement, rien à démolir ni à casser, comme c'est souvent le cas avec les structures maçonnées. Tout le dispositif est simplement transféré vers le nouveau site à l'aide d'un camion.

Cette mobilité constitue un atout majeur dans un contexte urbain où les emplacements commerciaux peuvent changer, où les baux sont parfois précaires, et où les projets d'aménagement municipal peuvent nécessiter des relocalisations. Avec un conteneur ou un Algeco, le commerçant emporte son investissement plutôt que de le perdre.

Contrairement à une construction traditionnelle qui nécessite des mois de travaux, fondations, maçonnerie, plomberie, électricité, finitions, un conteneur aménagé peut être installé et opérationnel en quelques jours.

Malgré leurs avantages, conteneurs et Algeco présentent certaines contraintes. La chaleur peut être étouffante dans un conteneur métallique non isolé, nécessitant une climatisation quasi permanente qui augmente les coûts d'exploitation. L'espace intérieur reste limité, inadapté pour certaines activités nécessitant de grands volumes.

Sur le plan esthétique, ces structures peuvent donner une impression de précarité si elles ne sont pas correctement aménagées et entretenues, ce qui peut nuire à l'image de certains commerces cherchant à véhiculer une image haut de gamme.

Juridiquement, la question se pose également : ces installations sont-elles considérées comme constructions permanentes nécessitant permis de construire ? Leur statut ambigu entre mobilier et immobilier peut poser problème face aux autorités municipales.

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