Chère, rare et soumise à des listes d'attente, la canne blanche reste hors de portée de nombreux Togolais non voyants. Gaëtan Ahoomey-Zunu, directeur général de l’association l'ONATEPH et ancien député, lance un appel au gouvernement et demande à la société plus de patience et d'égards.
La canne blanche est le symbole universel de la cécité et de la malvoyance.
Pour Gaëtan Ahoomey-Zunu, premier député non voyant de l'Assemblée nationale, elle protège avant tout : elle permet de détecter les obstacles, d'éviter les collisions et les chocs. Elle signale aussi aux autres qu'une personne malvoyante est en déplacement et leur demande de faire attention.
Au Togo, « tout le monde n'a pas accès à la canne blanche », déplore-t-il. Elle est coûteuse, et certains n'ont pas les moyens de l'acheter. Les organismes spécialisés qui en fournissent ont des listes d'attente. Selon son estimation, environ 95 000 personnes utilisent une canne blanche, tandis que plus de 200 000 personnes malvoyantes ou non voyantes n'en ont pas encore.
L'Organisation nationale pour l'accessibilité, le travail et l'emploi des personnes handicapées du Togo (ONATEPH) travaille à l'autonomisation des personnes handicapées par le travail et l'emploi, ainsi qu'à l'accessibilité universelle. Elle fonctionne sur fonds propres et distribue des cannes blanches et d'autres équipements à ses bénéficiaires.
Elle envisage un événement de solidarité où des donateurs pourraient parrainer des cannes, ou une campagne de financement participatif en ligne. Elle recherche aussi des bénévoles dans tout le pays.
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