Société

Urbanisation, drainage, ordures : les causes des inondations à Lomé

À fin juin 2026, les inondations avaient touché plus de 9 700 ménages, soit plus de 34 000 personnes, principalement dans le District du Grand Lomé. Parmi les sinistrés figurent plus de 2 200 personnes âgées et plus de 800 enfants, selon le bilan présenté par le ministère des Solidarités.

Le Grand Lomé à l’épreuve des inondations © republicoftogo.com

À fin juin 2026, les inondations avaient touché plus de 9 700 ménages, soit plus de 34 000 personnes, principalement dans le District du Grand Lomé. Parmi les sinistrés figurent plus de 2 200 personnes âgées et plus de 800 enfants, selon le bilan présenté par le ministère des Solidarités.

Ces inondations aggravent la vulnérabilité d’habitants déjà exposés chaque année aux crues, aux vents violents, aux feux de brousse.

Dans la capitale et sa banlieue, les inondations sont devenues un phénomène récurrent. Cette année, dès la fin mars, la première grande pluie de la saison a suffi à submerger plusieurs quartiers du Grand Lomé et à causer d’importants dégâts.

Le 29 juin, la ville a connu l’un des épisodes les plus marquants de ces dernières années : de nombreuses artères transformées en cours d’eau, une partie de la capitale paralysée et des familles contraintes de quitter précipitamment leur logement.

Les quartiers situés dans les zones basses, comme Adakpamé, Adamavo, Akodésséwa, Kodjoviakopé, Nyékonakpoé ou encore Agoè-Nyivé, figurent parmi les plus exposés.

Plusieurs facteurs expliquent cette situation : une forte croissance démographique, une urbanisation rapide, l’installation d’habitations en zones inondables et des réseaux de drainage devenus insuffisants. Les caniveaux obstrués par les ordures aggravent encore le phénomène.

Des efforts d’assainissement

Les autorités ont renforcé les moyens de lutte. Le Grand Lomé, qui regroupe 13 communes, compte au moins 153 bassins et dépressions nécessitant un entretien régulier. Début 2026, l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP) s’est dotée d’une pelleteuse amphibie dédiée au curage des bassins de rétention et des chenaux.

Après les inondations de l’été, le gouvernement a également identifié plusieurs « points noirs » appelant des interventions rapides.

Une gestion efficace des sinistres suppose de mobiliser l’administration, les collectivités, les organisations communautaires, les leaders traditionnels et religieux, le secteur privé, les partenaires et les populations elles-mêmes.

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